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dimanche 8 octobre 2006

« C'est impossible

d'être tout blanc quand vous faites le parcours que j'ai fait. »

Bernard Tapie, homme politique lucide.



En savoir plus : « C'est impossible


samedi 7 octobre 2006

Le Père Noël

cette année, je me le chope et je me le tape. L'an dernier, je l'ai surpris à rôder autour du sapin, je me suis jetée à ses pieds en suppliant Père Noël, Père Noël, mon mari me délaisse, vous êtes le premier homme qui entre dans cette pièce depuis des heures et des heures, je n'en peux plus, reprenez votre tartiflette et aidez-moi plutôt à assouvir ces pulsions frénétiques qui éructent au dedans de moi, un peu de charité chrétienne quoi merde !

Mais il a pris peur et s'est enfui par le vide-ordure, ne me laissant qu'une touffe de poils blancs entre les doigts, des poils d'un blanc immaculé, rêches et tordus comme de vieux ceps et avec lesquels je me suis frotté le clitoris jusqu'à ce qu'au petit matin la douleur me fasse hurler.

Je l'aurai, je finirai par l'avoir.

Ses mains surtout, ses mains me rendent folle. Des mains de vieillard. Noueuses. Une belle peau tavelée. Comment ne pas songer à toutes les femmes que de semblables mains jadis ont fait gronder comme des chiennes, aux seins, aux fesses sans nombre qu'elles ont pétris, aux litres de mouille ardente qui ruisselait entre ces doigts arthritiques et qu'il léchait, gourmand, avant de s'écrier « ah ma mie pompez-moi le dard ! je bande si fort que c'en est épouvantable ! »... hein ? comment ?



En savoir plus : Le Père Noël


vendredi 6 octobre 2006

Avant j'étais douce

et frêle, vous vous souvenez ? Au début. Presque une jeune fille. Naïve, superficielle, réactionnaire. L'avenir me souriait, un bel avenir blond aux joues roses avec des Sarkozy à l'Elysée, à la Défense, à l'intérieur de mon sexe, partout. Un paradis où les méchants seraient tous électrocutés par le doigt divin de la démocratie, leurs os réduits en poudre pour construire des cahutes aux petits affamés d'Afrique.

Et soudain, je fais ce blog.

C'est comme quand on s'asseoit aux cabinets, on sait jamais ce qui va sortir. Un jour un pet, le lendemain une merde de deux kilos cinq. Comment revenir en arrière ? La merde s'écoule, s'écoule, il en vient encore et toujours, comment l'arrêter ?

Au fond, je deviens lucide.

L'horreur.



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jeudi 5 octobre 2006

42ème épisode - Mamie Toba ne répond plus non plus

Sur mon planning est arrivé à nouveau le jour de prendre à bras le corps le problème de la guerre israëlo-libanaise. Super ! C'est toujours mon problème préféré et j'attendais avec impatience qu'il revienne. J'ai tout prévu : j'ai pris trois jours de RTT.

C'est à peine l'aurore et déjà je réserve mon billet d'avion pour la frontière israëlo-libanaise. Ils n'ont pas ça dans leur catalogue. Tant pis, je prends un billet pour Bagdad, sur la carte ça a l'air pas loin. Une fois là-bas, je prendrai un taxi.

Le soir du troisième jour, j'arrive enfin sur la frontière. Pas de frontière ! Juste des cailloux et quelques arbres. C'est louche. Pas de tirs de roquettes non plus, pas l'ombre d'un soldat, PIF ! POUF ! PFAF ! on entend les mouches péter.

? Il y a anguille sous roche ! me dis-je.

Et SPLAOUUUTCH ! je plonge dans le lac de Tibériade pour interroger les moules du cru. Un peu réticentes au début, elles finissent par se montrer très cordiales lorsque je les aborde en parlant leur langage, lequel consiste à émettre des bulles d'air selon le code Morse. Bientôt, la conversation s'engage autour d'un banc de plancton. Elles m'expliquent que la guerre est finie depuis des semaines ici. GOSH ! Finie ?! Je comprends instantanément ce qui a dû se passer. Les belligérants ont su que je venais. Ils se sont dit : si jamais, pour se défendre, elle lâche sa célèbre odeur de moule à faire tomber les feuilles des arbres et les plumes des oiseaux, ce sera pas bon pour le tourisme. Alors ils se sont dépêchés de faire la paix avant que j'arrive. Je suis stupéfaite et un peu balonnée d'avoir bouffé autant de plancton. Après avoir chié des bulles, SHBLOUB ! je regagne la surface ainsi que le rivage.

A l'agence de voyage, on refuse mes euros tout mouillés. Heureusement, j'ai pensé à emporter quelques pièces. Méldiction ! J'apprends par un autochtone que les pièces d'un euro ne marchent pas dans les cabines téléphoniques d'ici. Mais l'autochtone est éminemment sympathique et, après m'avoir très peu sodomisée, il m'offre quelques pièces locales. SHWHAAAIIING ! Je bondis sur le plus proche téléphone et commence à composer le numéro de maman. AAAAAARGH ! J'oubliais qu'elle fait son marché ce matin et comme elle parle avec la bouchère, elle en a pour jusqu'à treize heures. Pas de chance, SuperMoule ! Je me rabats sur Mamie Toba mais ça sonne occupé. On dirait que le sort s'acharne sur moi. Qu'à cela ne tienne, WHOOSHHHHATCHAOUUUTCH ! je décide de rentrer à la nage en traversant la Méditerrannée (ce qui me prend environ cinq mois) car tels sont les superpouvoirs de...

SuperMoule!
L'intelligence et la réactivité d'une moule au service de la paix dans le monde



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mercredi 4 octobre 2006

Pas LA démocratie

des démocraties

des tas

des qui marchent plus ou moins bien

des qui s'enrhument quand pète un ayatollah de l'autre côté de la mer là-bas à des milliers de kilomètres

des qui te regardent à deux fois trois fois

à poil à travers leurs fichiers

mesurent la couleur de ta peau avant de te jeter un os à ronger

des bien planquées derrière leurs barricades dentues béton armé de flics de chiens

des qui lèchent la merde au cul du premier porc nazi venu

pourvu qu'il ait du bide

pour peu qu'il soit applaudi

acclamé fut-ce par d'autres porcs

sacrée démocratie 



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