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samedi 15 juillet 2006

Ce connard de Jésus

ça fait deux mille ans qu?il essaie de nous faire croire que crever ça sert à quelque chose.

Et qu'il y arrive !

Dans La dernière tentation du Christ, c'est exactement ça. Le sacrifice. Jésus a réussi à se barrer en douce mais ses amis viennent le convaincre de retourner se faire planter des clous à la mode à la mode.

Ses meilleurs amis. Des fidèles entre les fidèles.

Et lui il y retourne. Hyper content, en plus. Genre la victoire en chantant.

C'est à pleurer.

Ou à brûler des cinémas. Les abrutis de chrétiens qui brûlaient les cinémas au moment de la sortie du film, ils avaient bien raison.

Je vais finir pas croire qu'ils sont moins cons que Jésus.



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Autant en emporte le bonze (2)

Résumé de l?épisode précédent : Sînziana écrit au Dalaï Lama une pauvre lettre à deux balles où elle raconte comment elle s?est dédoublée et patati et patata. Plus chiant, tu meurs.

Trois, double tantrique de Deux, se matérialisa conséquemment à côté de la télévision, l?air emprunté, peut-être notablement surprise d?être là. Le fait qu?elle refusât le bourbon-scotch que nous lui offrîmes aurait dû m?alerter sur l?étrangeté de sa personne mais, sur le moment, je n?y pris pas garde. Pas de bourbon-scotch, donc. En revanche et en des termes dont je vous épargnerai la lecture malsaine? mais que votre sainteté devine, voire suppute avec dégoût ?, Trois demanda s?il restait encore de la bière au réfrigérateur.

Parfaitement. De la bière.

Sans attendre la réponse, elle attaqua en sifflotant le refrain de L?Internationale ? vous savez, cet effroyable chant de ralliement de tous les traîne-savates de la terre, cette Marseillaise du pauvre. Du regard, je lui suggérai que, moi vivante, de telles incongruités ne franchiraient pas les portes veloutées de notre karma commun. Me croirez-vous, cher Dalaï ? Cela ne l?arrêta pas et me valut même et par surcroît un rictus goguenard frappé à l?angle des lèvres, rictus qui d?ailleurs l?enlaidissait au possible ? bien que, je ne le nie pas, elle me ressemblât néanmoins comme deux gouttes d?eau fuyant à grands pas indifférents vers le lointain océan qui les consumera bientôt à jamais.

Voire trois gouttes si l?on compte Deux.

Laquelle Deux ne faisait rien à ce moment, excepté nous dévisager des yeux.

Hors de nous, je saisis Trois au coude et l?entraînai telle un sillage jusqu?au c?ur de la cuisine dans l?intention pesamment manifeste de m?entretenir un instant seule à seule avec elle. Faisant mine, la ténébreuse peste affecta de m?écouter distraitement en avalant d?un trait le contenu effervescent d?une canette de bière. Puis, dans un blop railleur, elle en décapsula une seconde avant de s?en retourner nonchalamment vers le salon d?où de brûlants éclats de ma voix nous parvenaient entrecoupés de hurlements sinistres.

A suivre?



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Pour dimanche soir

j'hésite encore entre le caisson d'isolation sensorielle et la visite du Sahara profond.

Le caisson c'est mieux, non ? Surtout, ça m'étonnerait pas de voir des types perdus au milieu du désert qui trouvent encore le moyen de regarder les matchs sur leur portable 3G ou je ne sais quelle bimbeloterie hi-tech. La mondialisation de la connerie, elle est finie depuis longtemps. Ça a été beaucoup plus facile qu'avec le commerce vu que, là, les pays avaient d'emblée énormément de choses en commun. Y a même pas eu besoin des accords d'Huguette.

Bien sûr, y a ce qu'on appelle des particularismes régionaux. Par exemple, dans tel pays, pour exprimer sa joie, le supporter brûle des voitures en poussant des cris gutturaux, ailleurs il lapide une ou deux femmes, ailleurs encore il bombarde une minorité ethnique etc. Ça dépend. C'est culturel.



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Π

trois fois t'ouvrant le cercle de mes bras
une fois pour toutes je me donne à toi sans pudeur aucune
quatre fois putain chienne de Cléopâtre
une fois encore je veux que nous courions nous branler dans les dunes
cinq fois morte à demi un baiser me requinque

neuf fois remettre ça nos orifices à chaque fois neufs
deux fois perdant mes mains dans la fumée de tes cheveux
six fois j'attends dans l'ouverture de ton regard que ta soif épaississe
cinq fois tu veux mordre le grenu de mon sein que
trois fois tu caresses ensuite en te jouant tendre de moi

cinq fois tu bois cinq fois c'est moi qui trinque
huit fois de suite avale-moi toute viens lèche épanche mes fuites
neuf fois ils grondent au fil de ma peau tes halètements de b?uf
sept fois entre mes cuisses gémit ta tête
neuf fois avant de faire entrer le crâne blanc de l'?uf

trois fois en éclaireurs ô la sagesse de tes doigts
deux fois ils frappent et pénètrent furieux
trois fois poussant piaffant élance-toi
huit fois me voici mise en place publique introduite
quatre fois je ne veux plus qu'aux marges de tes yeux comme des ciels m'ébattre
dans l'infini dans l'infini dans l'infini...

Elle a raison Kate Bush, les chiffres on leur fait dire ce qu'on veut.

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