chatte sexe

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche



mardi 5 septembre 2006

Dépêchons, dépêchons !

Vous occupez la bande passante et des milliers d'internautes attendent derrière pour lire cette note. Style fluide, syntaxe primaire, vocabulaire basique, je vois vraiment pas pourquoi vous ramez sur chaque phrase. Quand on est analphabète, on regarde le JT à la télé, pas internet.

Allons allons pressons ! Faut vous réveiller, merde ! On vit à l'ère de la Vitesse. Tout va vite. Il faut trois heures pour aller à New York. Dix minutes pour détourner l'avion sur le World Trade Center. Comparaison : au début du siècle dernier, pour faire Paris-New York, il fallait minimum une semaine. Vous imaginez ? Une semaine enfermés dans un avion avec des inconnus... Pas étonnant qu'ils aient fait des guerres mondiales. Plus de dix secondes avec Mme Fontaine dans l'ascenseur, déjà, moi j'ai envie de la gifler et de mordre son chien.

J'y crois pas que vous avez pas encore fini de lire. Vous le faites pas exprès des fois ? Obstruction. Sabotage dans la blogosphère.

Ou alors vous avez plus de cinquante ans. Je les vois les vioques à la caisse du Monoprix, quand ils commencent à chercher leurs centimes un par un dans leur porte-monnaie tout rapé. Ils savent même pas que ça existe la carte bleue. Ou alors ils oublient tout le temps le code. Alzheimer. Tu leur dis haut débit, peer-to-peer, OpenOffice multi-plateforme, ils te regardent avec des yeux de déporté juif, les boulets.

Après, quand ils ont payé, faut les pousser un peu sinon ils squattent le tapis roulant pendant des plombes à ranger leur tranche de foie dégueulasse et leurs légumes pleins de terre avec des gestes de maniaques. Ils mangent encore les mêmes trucs que dans La Guerre du feu. Ils font la cuisine avec du gaz et tout. Je vous jure.

Danse avec les relous.

S'ils mettent autant de temps à clamser qu'à faire leurs courses, faudra aussi les pousser un peu. Ils sont nés à l'époque des autobus à crinoline, quand Hitler était encore gentil, juste après le paléolithique. J'aime pas les gens qui s'incrustent.



En savoir plus : Dépêchons, dépêchons !


lundi 4 septembre 2006

Mise en bouche

Le roumain s'écrit à peu près phonétiquement. La plupart des lettres se prononcent comme en français, mais pas toutes. Voyons les différences :

 

 Voyelles 

   ?    se prononce comme dans club échangiste.
 Ã¢, î  Il s'agit de la même voyelle qui s'écrit â ou î en fonction de la place dans le mot. Phonétiquement, c'est un mélange fermé de u et de i, sans équivalent véritable en français.
   e    se prononce comme dans léché.
   u    se prononce comme dans trou.

 

 Consonnes 

   c devant e ou i    se prononce tch comme dans caoutchouc au goût de fraise.
   c devant les autres lettres   
ou ch devant n'importe quoi
se prononce comme dans cul.
   g devant e ou i    se prononce dj comme dans ôte ton jean.
   g devant les autres lettres   
ou gh devant n'importe quoi
se prononce comme dans grotte humide.
   h    se prononce en expulsant bruyamment l'air mais sans aller cependant jusqu'au raclement guttural de la jota espagnole.
   j    se prononce comme dans jouir.
   r    est toujours roulé, comme dans vindieu de vindieu! viens donc par ici, la Marie!
   s    se prononce comme dans sein.
   ?    se prononce comme dans nichon.
   ?    se prononce comme dans joli tzigane.

 

On peut entendre tous ces phonèmes dans Wikipedia.

 

 Exercices 

Prononcez plusieurs fois à haute voix les mots et expressions suivants tout en caressant un nichon, une bite ou ce que vous aurez sous la main : frumos (beau), român (roumain), cine e?ti? (qui es-tu?), Mihai ejaculeaz? pe fa?a mea (Mihai éjacule sur mon visage).

 

 Musique 

Ileana S?r?roiu "Cine-a pus cârciuma-n drum"  Images  Mp3 



En savoir plus : Mise en bouche


dimanche 3 septembre 2006

Quand on voit comment il s'habille

ce mec... déjà on devrait avoir peur, tourner les talons et s'enfuir loin, se cacher au fond des dernières forêts vierges pour bouffer des racines, des tatous, n'importe quoi mais surtout ne pas mettre les pieds dans ce « restaurant ». Parce qu'une salopette jaune sur un tricot rayé rouge et blanc, c'est d'un dégueulasse...

Sans parler de ses chaussures.

Pourtant, il a des clients, le mec. Un tas de clients. Il est connu partout, on le voit partout. Une sorte de Mickael Jackson de la bouffe. En plus coloré.

Au début, je me suis dit : si ça se trouve les gens ont tellement faim qu'ils se disent oh pis merde, tant pis si le cuistot est mal sapé, j'ai super faim, j'y vais quand même !... Mais c'est pas ça, c'est pas possible. Au Sahel peut-être. Mais en France c'est pas possible. En France, la dernière fois que quelqu'un a eu faim c'était au moins sous Louis XIV. Depuis, on n'a plus eu que l'idée de la faim, la peur de manquer. Alors on stocke des surgelés, des kilos de sucre, des patates. Dans les périodes où les vaches maigres portent des casques à pointe, on stocke des rutabagas à la place des patates mais pour ce qui est de la faim, non, on n'a jamais vraiment faim.

En vrai, le truc c'est plutôt que notre cerveau ne fait pas la connexion entre les différents stimulis sensoriels qu'il reçoit. D'un côté Ronald, de l'autre sa pâtée pour chiens : on fait pas le lien. On pourrait manger de la merde, au fond, pour peu qu'elle soit bien présentée dans une jolie boîte en carton bien pliée ou dans une assiette en fausse porcelaine décorée de petites fleurs ridicules. D'ailleurs, on mange du boudin noir, de la mousse au chocolat...

Et le gaspatcho ? Sur les tournages de films ils s'en servent comme vomi.



En savoir plus : Quand on voit comment il s'habille


samedi 2 septembre 2006

Autant en emporte le bonze (10)

J?en ai plein le cul de vous faire des résumés. Fallait pas partir à la mer, bande de nases !

Cette scène m?est si pénible que j?hésite à vous la raconter, mon Dalaï. A mesure que j?approchais à pas de louve de la salle de bain, je reconnus le rire caillant qui m?avait caillée : c?était le mien.

Donc celui de Deux.

Elle riait, gloussait, pouffait. Des murmures lui répondaient. Mais l?ensemble de ces ondes sonores se tut au moment exact où ma main refermait silencieusement ses doigts sur la poignée de la porte. Malgré mes mille précautions, ils m?avaient entendue venir et savaient que je me tenais là, de l?autre côté du battant, plus crispée qu?un hérisson constipé. J?ouvris la porte tandis que mon sang ne faisait qu?un tour.

? Tu as trouvé la clé ? s?enquit Jérôme.

? La clé ?

? Pour nous séparer, fit-il en montrant leurs poignets enchaînés. J?ai faim, chérie. Besoin d?aller aux toilettes. Quelle heure peut-il être ? Où sont les autres ?

La clé. Comme dans un rêve, je vis défiler toute ma vie au ralenti, puis toute la vie de Gandhi, puis celle d?Hemingway, celle de son perroquet, celle d?Henriette Breuil ? obscure modiste belge du XVIIIème siècle ?, celle du beau-frère d?Héliogabal, puis à nouveau la mienne mais à l?envers et en version croate, et je compris alors dans une terrible fulgurance néocorticale que la clé fatidique gisait quelque part sous les vagues débris et décombres hantant ce qui restait de notre chambre à coucher.

Je la dénichai, revins à mon époux, assommai Deux d?un direct du gauche ? comme vous me l?apprîtes ?, déverrouillai les menottes, eus un sursaut du sourcil gauche, une palpitation du sein droit, un frémissement des ovaires, mes glandes s?affolèrent, le sang rugit dans mes artères ténébreuses? et c?est alors que Jérôme se jeta sur moi tel le courtier sanguinaire sur le petit porteur qui hulule de terreur et court en zig zag pour tenter d?échapper à son affreux destin. La puissance musculaire du mâle étant ce qu?elle a toujours été de mémoire d?éléphant, il me maîtrisa sans difficulté et m?enchaîna à mon tour au radiateur.

Quand je le vis réveiller Deux au moyen de mots tendres, d?un peu d?eau prise au robinet et de quelques gifles sonores, je crus devenir tout à fait folle.

? Jérôme ! voulus-je hurler mais ma gorge nouée ne produisit qu?un coassement grotesque.

Il parut cependant comprendre ma douleur muette, inexprimable, animale puisqu?il dit en détournant les yeux de mon regard implorant :

? Deux et moi, nous nous aimons. Elle est drôle et vivante et? Il s?interrompit, gêné, et son visage se referma comme un caveau de marbre froid lorsqu?il conclut : Pardonne-moi.

Les ténèbres de la salle de bain se refermèrent sur moi et je les entendis rire en s?éloignant en direction du salon.

Ainsi sont les hommes, me dis-je.

Je ne dis pas ça pour vous, cher Dalaï, mon ami, mon lama soyeux.

La nuit fut longue et terriblement obscure. Dans un premier temps qui dura environ cinq heures, je me contentai de gésir en offrant toutes les apparences de la plus profonde déliquescence psychique. Je crois même que je fis sous moi. Puis, peu après l?aube, un élan de détermination se saisit soudain de ma conscience en lambeaux et, en quelques minutes impétueuses, j?attrapai le tiroir du meuble au-dessus du lavabo, en sortis une épingle à cheveux et une paire de ciseaux à ongles de pieds, crochetai les menottes avec l?épingle, surpris les amants endormis dans le salon et poignardai la traitresse en plein c?ur.

? Deux ! Mon amour ! s?écria Jérôme.

? Aaaaargh ! répliqua Deux avant d?ajouter dans son dernier souffle : Je ne suis pas Deux. Je suis Six?

A suivre?



En savoir plus : Autant en emporte le bonze (10)


vendredi 1 septembre 2006

Des drogués à pédales

ça faut pas venir vous plaindre, je vous l'avais prédit dès le 16 juin que le Tour de France finirait comme ça. Pourtant j'y connais que dalle. Je lis pas L'Equipe ni rien. L'Equipe, on me le donnerait, je refuserais de le lire. On me paierait pour le lire, je dirais gardez-le votre fric pourri, je mange pas de ce pain-là, ou alors rajouter trois zéros, minimum.

Supposons même qu'un commando de néosportifs intégristes ayant reçu un message en provenance de l'au-delà et du Baron de Coubertin viendrait me séquestrer, me mettre une cagoule, des menottes, des grenades prêtes à péter dans la culotte et me dirait lis, Sînziana, lis L'Equipe sinon on te tue ! Alors là je leur répondrais faut pas s'énerver comme ça les gars, je vais le lire votre canard mais avec la cagoule c'est pas pratique. Ils m'enlèveraient la cagoule et je lirais. Mais ça leur suffirait pas. Comme tous les intégristes, ils voudraient pas seulement que je le lise, leur prêchi-prêcha, mais aussi que je fasse comme c'est écrit dedans, et avec le sourire. Je leur dirais de m'enlever les menottes et je lèverais les bras au ciel en criant vive Greg Lennon ! vive Alain Proust ! vous êtes les champions ! Et cette fois ils seraient satisfaits, les intégristes, ils penseraient ouf ! enfin elle est devenue normale, elle est sauvée.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Ah oui, les drogués.

Oui parce que le spectateur du Tour est lui aussi un drogué. Si. Excusez-moi mais il a un comportement drôlement louche. Quand les médias annoncent le tracé du futur Tour, tu le vois bondir de joie, le spectateur, genre ouèèèè ! il passe pas loin de chez nous !... Evidemment, connard. Il passe pas loin de chez tout le monde. C'est fait exprès pour qu'un maximum de débiles en profitent.

Après, début juillet tu le vois piaffer, il tient plus en place. Dès que le Tour arrive, il saute dans sa poubelle et se rue au bord de la route pour voir passer les autres drogués, ceux à pédales. Souvent, quand tous les drogués sont passés en trombe, en renversant un ou deux gamins, le drogué spectateur saute à nouveau dans sa poubelle pour aller les voir passer une deuxième fois, quelques kilomètres plus loin. Des fois que ce soit pas tout à fait les mêmes... Ou peut-être qu'il les compte pour voir si aucun ne s'est perdu en route.

Un événement sportif, ils appellent ça dans L'Equipe.

D'après Robert (le Petit), c'est pas ça un événement. Ou alors si mais étymologiquement : un truc qui arrive. Mais à ce moment-là, quand je vais pisser aussi c'est un événement. Quand je lis Oui-Oui c'est un événement culturel. Quand je me coupe les ongles des pieds c'est un événement sportif majeur.

Bof, de toute façon, le sport c'est un truc de pédés. Je dis ça sans homophobie ni rien. Je constate, c'est tout. C'est un truc de pédés. Les Grecs ont inventé les Jeux Olympiques dans le seul but de pouvoir reluquer tranquillement de jeunes athlètes à poil et choisir le prochain trou de balles à enculer. Authentique. Comme Anne Archet, j'ai beaucoup étudié le grec.

Et le sport aujourd'hui est resté un truc de pédés. Qu'est-ce qu'on voit dans les stades, sur les terrains de sport ? Des mecs, des mecs, des mecs... Et des balaises encore, bardés de muscles partout, à moitié désapés ou alors habillés mais avec des trucs tellement moulants qu'on peut leur compter les poils du cul. Vous avez vu des filles, vous ? Si, y a Laure Manounou avec ses épaules de camionneur, y a les tenniswomen qui poussent le cri de Rambo à chaque balle. Ça fait peur. En sport, tu vois jamais un bout de sein, jamais un moment de tendresse, rien. Une année, les organisateurs d'événements sportifs se sont rendus compte de ça. Ils ont essayé d'introduire des femmes, des vraies, dans la compétition automobile. Mais tu crois qu'ils lui auraient mis, je sais pas moi, un peu de rose sur la carrosserie, une jolie plume sur le casque ou un vrombissement un peu plus flûté ?... Penses-tu !



En savoir plus : Des drogués à pédales

< Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 Suivante>