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dimanche 10 septembre 2006

Superman

au départ, c'est un mec qu'a pas eu de chance. Sa planète a explosé ! Un peu comme les Libanais. D'accord, il était tout bébé mais quand même. Sacré traumatisme.

Bon, pour le sauver ses parents l'enferment dans une fusée, il file à travers l'espace incommensurable et là il ne tombe pas sur Tatooine ni sur Dune ni sur une quelconque planète super évoluée de l'empire Klingon, non, il tombe en plein sur la Terre.

Où c'est pas mal le bordel.

Et même, il tombe pas n'importe où sur Terre mais en plein milieu des Etats-Unis d'Amérique. Avouez que c'est pas de bol. Si on divise la superficie des USA par celle de la planète entière, on s'aperçoit qu'il avait une chance sur 55 de tomber là. Par contre, il avait 70% de chances de tomber dans l'océan et on n'aurait jamais entendu parler de lui. Mais bon, c'est comme ça, il est tombé aux USA.

medium_supergwb.jpg

Je me demande si ses créateurs ne l'ont pas un peu fait exprès.

Ses parents kryptoniens, je veux dire. Ils auraient légèrement programmé son berceau de sauvetage que ça ne m'étonnerait pas. Peut-être qu'ils avaient capté nos émissions hertziennes, ils avaient vu Dallas, Dynasty, Le Prince de Bel Air et ils s'étaient dits c'est super là-bas, ils ont tous des piscines dans le jardin !

On ne saura jamais parce qu'ils sont morts.

Bref, il tombe aux USA, dans le jardin de Mr et Mrs Kent, lesquels, plutôt que de le noyer comme il est naturel quand on trouve un extraterrestre sur le pas de sa porte, décident, par pure cruauté, de lui donner des cheeseburgers, une télé et quelques gifles de temps à autres. Notre jeune héros est donc élevé par des Américains, et ça non plus c'est pas facile à assumer. En plus, il sent bien qu'il n'est pas comme les autres. Il y a indéniablement quelque chose de bizarre chez lui. Quand il fait du sport, par exemple. Bon il enfile un survêtement rouge, jaune et bleu. Admettons. Mais pourquoi, au lieu de mettre des Nike comme tout le monde, tient-il absolument à ses bottes ridicules en plastique rouge ?

La cape, je veux bien. C'est pratique pour s'essuyer quand on a transpiré.

Enfin bon, malgré tous ces handicaps, notre petit monstre grandit, grandit et tombe raide amoureux de Loïs Lane.

Et là c'est le drame.

Parce qu'il a beau faire et lui raconter sa vie et lui montrer sa collection de babouches sibériennes, il est incapable de la baiser. Il essaie, pourtant, il monte des histoires invraisemblables comme quoi un volcan géant va péter juste sous ses escarpins, ou le boeing qu'elle a pris est sur le point de s'écraser sur le World Trade Center, ou encore des extraterrestres à tentacules vont débarquer dans dix-sept secondes pour la violer dans tous les sens. Tout ça c'est des conneries, c'est juste pour qu'elle tombe enfin dans ses bras en l'appelant mon héros et en proposant de lui sucer la bite avec sa bouche.

Rien ne marche.

On peut se demander finalement si elle serait pas un peu conne. Non parce qu'il est assez beau mec, le Clark, si on aime le genre idiot du village. Seulement, comme je l'ai expliqué, il est aussi passablement bizarre et extrêmement malchanceux. Et puis, de toute façon, les filles ça marche pas comme ça. Les filles, c'est pas un collant moule-burnes qui va les impressionner. Il leur faut plutôt du rêve, de l'émotion, des flâneries main dans la main au clair de lune suivies d'enculades au petit jour, voire des promesses de débouche-évier et de bague au doigt avec liste de mariage déposée chez Darty. Et dans tous ces domaines-là, Superman il est nul.

(Attention : l'authenticité de la wikimage ci-dessus n'est pas avérée. D'aucuns wikibranleurs pensent qu'il s'agirait d'un vulgaire wikimontage réalisé sous The Gimp - logiciel libre pour Linux.) 



En savoir plus : Superman


samedi 9 septembre 2006

Autant en emporte le bonze (11)

Encore un petit effort, c?est le dernier épisode. Avant il s?est passé plein de trucs passionnants, genre des bastons, des soûleries au bourbon-scotch, une partouze avec séance de bondage, du rire et de l?émotion, du sang, de la sueur et des larmes, une brève campagne de purification tantrique et autres menus crimes contre l?humanité de Sînziana. On se sera bien marrés, finalement, non ? C?était pas gagné au départ, vu que c?est une pauvre tanche qui raconte.

Six gisait, figée dans la mort dernière et sans retour.

? Qu?allons-nous faire ?! mugis-je.

Jérôme ne pipa mot quoique sa bouche béât. Ses yeux fixaient le cadavre et ne voyaient que la furieuse dislocation des quarks au fond du continuum indifférent. Il me fallut pratiquer tour à tour sur sa personne le bousculage énergique, la parole consolatrice et la fellation bruyante pour qu?il réagisse enfin, quittant comme à regret les rives désespérantes du Styx pour marcher à nouveau à grandes foulées triomphantes sur la terre des vivants.

Nous débarrasser du corps de Six ne fut pas une mince affaire. C?est d?ailleurs après avoir vu du visu de mes yeux la quantité de viande générée par le découpage au couteau à morue de ce corps de Six si identiquement proche du mien, que je me résolus à maigrir. J?ai perdu trois kilos depuis. En à peine quatre semaines, notez bien. Ça nous fait une moyenne d?au moins? Dieu du ciel, cher Dalaï, que je suis sotte ! Un être au karma aussi gros que le vôtre connaît, bien sûr, pertinemment les règles permettant de calculer une moyenne arithmétique. Je ne voulais pas vous froisser. Disons donc simplement que mes contours matériels sont désormais et dorénavant considérablement plus avenants et se prêteraient gracieusement à tout projet, intention, désir que votre auguste entité pourrait émettre à leur encontre. Nous en reparlerons.

Vide-ordure, pitbulls du quartier, rivière, nous découvrîmes d?ingénieuses manières de recycler dans le Grand Tout l?encombrante chair de Six. De petites quantités à la fois, pour raisons de discrétion. Il reste d?ailleurs au congélateur une partie de la cage thoracique et les deux jambes, dans des sachets de trente litres datés et numérotés. A l?occasion, si jamais vous passiez à la maison, il me serait tellement agréable que vous transférassiez tout cela dans les limbes?

Mais ce n?est évidemment pas pour ça que je vous écris aujourd?hui. J?ai besoin de votre aide incessante. Deux, vous l?avez compris, a disparu après avoir créé Six. Deux parcourt la surface de la terre. Deux est libre et machiavélique, capable d?accomplir les plus terribles méfaits. Je l?ai surprise, par exemple, communiquant par e-mail avec un Jérôme devenu taciturne et qu?elle manipule au gré de sa répugnante intelligence. Pire : elle hante la blogosphère où elle dispense avec largesse des gros mots et un cynisme dont je ne me serais jamais crue capable. Et elle signe de mon nom ! C?est pourquoi je vous crie, vous hurle et vous appelle à mon secours, ô mon Dalaï ! Vous êtes mon seul espoir ! Puisse votre longue et dure acuité me débarrasser de la créature nocive qui m?usurpe !

Votre Sînziana qui espère ardemment un prompt retour de son lama dont elle accepte à l?avance toutes les avances

Fin du délire et paix sur vous, frères et s?urs du web. Vous venez baiser, Dalaï ? Après vous m'expliquerez comment on balance quelqu'un dans les limbes...



En savoir plus : Autant en emporte le bonze (11)


vendredi 8 septembre 2006

Qu'est-ce qui t'a pris

de me lécher le trou de balles ?

avant tu voulais pas

salaud

je me lavais avec du savon parfumé à la lavande

le plus profond possible

tous les soirs

je me frottais contre toi

mes fesses contre ta bouche ta bouche contre mes fesses vas-y vas-y qu'est-ce que t'attends ?

tu disais : t'es folle c'est sale !

et là schlack ! tout à coup sans prévenir tu me le lèches

t'as une maîtresse

c'est ça hein ?

t'as une maîtresse qui t'apprends des trucs cochons

des trucs que je sais pas

pourtant j'en sais des trucs

des trucs cochons

des trucs sales

des trucs encore plus sales que ses trucs à elle

comme...

comme...

si tu me laisses pas le temps de réfléchir, je peux pas te dire

comme par exemple lécher un trou de balle pas parfumé à la lavande

parfumé à rien

bon c'est qu'un exemple

mais c'est quand même un exemple super cochon non ?

t'es qu'un enfoiré

à elle je suis sûre que tu lui fais des trucs encore plus dégueulasses

des trucs avec du caca partout

des trucs avec des cadavres de fillettes handicapées et des chiens myopathes torturés par des S.S. en porte-jarretelles

tu me dégoûtes

je suis une fille simple moi une fille de la campagne pas une salope sophistiquée

je veux juste qu'on me lèche le trou de balles



En savoir plus : Qu'est-ce qui t'a pris


jeudi 7 septembre 2006

2ème épisode - La malédiction de Ben Laden

La carrière de Supermoule doit commencer par un coup d'éclat dont les journaux du monde entier parleront. Je décide d'aller capturer Oussama Ben Laden afin qu'il soit dûment jugé par la justice des Etats-Unis d'Amérique et ne devienne pas un martyr et un symbole en étant bêtement tué alors qu'il traversait en dehors des clous. Mes superpouvoirs n'étant d'aucune utilité ici, il me faut environ quinze ans pour retrouver sa trace mais, enfin, je découvre la grotte où il se terre, dans les montagnes d'Afghanistan.

L'entrée de la grotte est obturée par une énorme porte de fer. Je cherche dans mes poches mais je n'ai pas pensé à prendre une épingle à cheveux pour crocheter le verrou. Qu'à cela ne tienne, je ramollis mon corps et SCHLURP ! me glisse dans le trou de la serrure. Me voici dans la place ! Il fait diablement sombre. Soudain, des centaines de farouches Afghans surgissent des ténèbres, armés jusqu'aux dents. Je me retourne et TCHLACK ! BING ! POW ! les balles des kalachnikovs rebondissent sans problème sur mon dos-coquille. PFFFFF ! Je lâche une terrible odeur de moule et mes assaillants s'enfuient en hurlant dans le labyrinthe de galeries souterraines. C'est ma première victoire sur les Forces du Mal. Pour fêter ça, je débouche ma gourde et m'offre un petite gorgée de jus de plancton.

Avant que je parvienne jusqu'à Ben Laden, des tas de pièges et de systèmes de sécurité se déclenchent mais mes pouvoirs les mettent facilement en échec. J'arrive au plus profond de la montagne, dans une caverne gigantesque éclairée par un groupe électrogène émettant un puissant VRRRRR !, équipée d'un bureau, d'un lit à baldaquin, d'une douzaine de téléphones et de larges armoires pleines de haricots en conserve. Si mon intuition ne me trompe pas, c'est là qu'il vit. Je crie :

? M. Ben Laden, rendez-vous ! Je sais que vous êtes là !

J'entends des sanglots mêlés de bêlements apeurés. C'est lui. Il est là, caché sous son bureau, prostré, pleurant à chaudes larmes, un pistolet sur la tempe. Il veut en finir avec la vie. J'essaie de le calmer. On parle. Il me raconte son enfance difficile au sein d'une famille de milliardaires dont les aspirations ne correspondent absolument pas aux siennes. Lui, ce qu'il veut, c'est détourner des avions, tuer des civils en direct sur CNN. Ses parents ne comprennent rien. Au fond, ce sont des bourgeois à la mentalité étriquée. Son père le bat. Sa mère le suce. Son premier frère lui pique ses loukoums. Son deuxième frère lui donne des coups de pied. Son troisième frère gagne tout le temps à Donkey Kong. Son quatrième frère est bouddhiste. Son cinquième frère est parachutiste. Son sixième frère est homosexuel lacanien. Son septième frère, son préféré, est mort d'une chute de chameau. Son huitième frère ne viendra jamais au monde puisque sa mère est morte également dans l'accident de son septième frère. Toutes ses soeurs, sans exception, sont des putes, c'est marqué dans le Coran. Pour couronner le tout, à l'âge de 13 ans il apprend qu'il est arabe. Il tente aussitôt de mettre fin à ses jours en sautant d'un chameau en marche mais ne parvient qu'à se fouler une oreille. Echecs, échecs, échecs ! sa vie est une interminable litanie de souffrance et de tristesse et nous nous retrouvons tous les deux à pleurer comme des madeleines.

Ensuite, avec un clin d'oeil, BLINK !, il sort le saucisson de montagne qu'il avait planqué derrière les boîtes de haricots et on se fait une petite bouffe amicale, après quoi WHOOOSH ! il encule une chèvre qui traînait là en m'expliquant qu'il y a pénurie de jeunes vierges en ce moment dans sa grotte.

Je lui dis qu'il faut que je le ramène aux Etats-Unis d'Amérique afin qu'il soit dûment jugé. Ses grands yeux s'emplissent à nouveau de larmes amères. Je dis :

? Bon, bon, d'accord, pleure pas, mon Oussama, on va trouver un autre moyen... Tiens ! Je sais, je vais écrire une lettre à l'ONU pour lui demander de voter une résolution, ça t'irait ça ? En attendant, il faut me promettre de ne plus tuer des gens. Tu promets ?

Je n'oublierai jamais le sourire d'enfant qui illumine alors son visage. Il promet. On se reprend un peu de saucisson mais il est tard, je dois rentrer chez moi. Comme il y a beaucoup d'Arabes dans ces montagnes, j'ai un peu peur qu'on m'ait volé mon vélo. Mais non, il est toujours où je l'ai laissé, à l'entrée de la caverne. En pédalant, je commence à rédiger mentalement la lettre que j'enverrai à l'ONU. Cher M. le Secrétaire-Général... Non, l'ONU c'est avant tout des pays, un collectif, donc plutôt : Chers tous... Enfin, on verra. Je prendrai le temps qu'il faut. La rédaction de cette lettre cruciale pour l'avenir de notre civilisation, c'est un nouveau défi qui se présente pour...

SuperMoule!
L'intelligence et la réactivité d'une moule au service de la paix dans le monde



En savoir plus : 2ème épisode - La malédiction de Ben Laden


mercredi 6 septembre 2006

J'apprends l'occitan

J'ai commencé cet été en vacances. C'est coton. J'avance pas vite. Pour l'instant, je sais quatre mots :

oc

lou

gardarem

larzac

Trois mots, si on veut, parce que larzac ça compte pas vraiment, c'est le nom d'un fromage. Genre roquefort, vous voyez, avec des tas de petites pourritures verdâtres qui courent dessus. D'ailleurs, on dit un plateau de larzac et de millevaches.

Le millevaches, par contre, c'est sans pourriture. Pour faire un millevaches, c'est un peu comme pour faire du miel "mille fleurs" : au lieu de faire un seul fromage avec le lait de chaque vache, là on mélange tous les laits. Tout le monde peut pas en faire. Faut déjà un troupeau de mille vaches. Ensuite, faut un énorme récipient. Environ 600 mètres de diamètre. On fait entrer les vaches, on les trait et, surtout, faut pas oublier de les faire sortir toutes avant de presser le caillé. S'il en reste ne serait-ce qu'une seule, ça donne un goût bizarre au fromage, l'AOC est refusée et le producteur reste en rade avec son fromage de 600 mètres de diamètres dont personne ne veut.

C'est pas marrant d'être agriculteur occitan de nos jours.



En savoir plus : J'apprends l'occitan

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